22/05/2008
Au terme de 16 heures, les perquisitions menées dans l’appartement où ont été interpellés les quatre dirigeants présumés de l’ETA ont été interrompues dans la nuit de mercredi à jeudi vers 3h00.
Les quatre suspects – Javier Lopez Peña, Ainhoa Ozaeta, Igor Suberbiola et Jon Salaberria – ont assisté à la perquisition. Selon les autorités espagnoles, Javier Lopez Peña serait le numéro un présumé de l'ETA.
Les policiers ont saisi différents matériels. Ils ont quitté l’appartement, de seulement 34 mètres carrés, avec de nombreux sacs et boîtes.
Selon le ministre espagnol de l'Intérieur, un "important matériel informatique" a été saisi lors de la perquisition. Les policiers y auraient également découvert quatre armes de poing et, à proximité, deux véhicules volés portant de fausses plaques d'immatriculation, selon une source proche de l'enquête à Paris.
Garde à vue
Les quatre suspects peuvent rester en garde à vue quatre jours. Ensuite ils seront présentés à un magistrat antiterroriste à Paris, dans une enquête pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste".
Fred Fort
L'homme qui aurait loué le logement, le Labourdin Fred Fort, a par ailleurs été arrêté mercredi matin à Bayonne, en Pays Basque nord. Dans la soirée, un rassemblement a eu lieu à Bidart pour dénoncer son arrestation.
L'ancien maire d'Andoain
Les forces de sécurité ont également perquisitionné le domicile de l'ancien maire d'Andoain José Antonio Barandiaran (sous l'étiquette du parti indépendantiste Euskal Herritarrok), interpellé mercredi dans le cadre de l'opération policière de Bordeaux.
L'ancien maire a assisté à la perquisition qui a terminé vers 18h55, au terme d'environ 9 heures. Il est soupçonné de s'être réuni avec les quatre suspects interpellés à Bordeaux.
Barandiaran a été maire d'Andoain, situé au Pays Basque sud, entre 1999 et 2003. La maire adjointe était Ainhoa Ozaeta, un des suspects interpellés à Bordeaux. Pendant cette législature, la bande armée a tué à Andoain le journaliste du quotidien El Mundo José Luis Lopez de Lacalle et le chef de la police municipale Joseba Pagazaurtundua.
L'ancien maire comparaîtra prochainement devant le juge Ismael Moreno, à l'Audience Nationale, la plus haut instance pénale espagnole.