01/04/2008
Dans un communiqué publié dans les journaux numériques Gara et Berria, qui sera publié intègrement demain matin, la bande armée s'est adressé directement aux militants socialistes et leur a dit littéralement : "Nous n'allons pas rester "les bras croisés" pendant qu'"il y a des tortures, des interpellations, des condamnations à vie ou des procédures de mise hors-la-loi réalisées avec totale impunité".
En outre, l'ETA a revendiqué l'assassinat de l'ex-conseiller municipal socialiste du PSOE Isaías Carrasco à Arrasate (Mondragón), l'attentat commis contre le tribunal de Bergara, celui commis à côté d'un relais de télévision sur le mont Arnotegi près de Bilbao, l'attentat contre le siège du PSOE à Derio et celui de la voiture piégée à La Rioja.
"Nous n'avons jamais reconnu le cadre autonomiste espagnol et nous ne le ferons jamais", a-t-elle ajouté en s'adressant aux partis PSOE, UPN et PNV.
Pour l'ETA, seulement la reconnaissance du droit à l'autodétermination "ouvrira l'opportunité pour que tous les projets politiques puissent être matérialisés".
Processus de dialogue
D'autre part, l'ETA a fait allusion dans ce communiqué à l'échec du processus du dialogue et a dit que le comportement du Gouvernement espagnol de M. Zapatero a consisté à "mettre fin à la lutte contre l'indépendance et à chercher la reddition de la bande, avec une fausse solution qui ne résout pas le conflit".
Dans ce sens, la bande armée a comparé le comportement de l'actuel président du Gouvernement espagnol avec celle de son prédécesseur José María Aznar.