FUTURE LIGNE À GRANDE VITESSE

Pays Basque nord : 40 ans de dettes publiques pour financer la LGV

13/09/2008

Si une réunion entre la Région, le Département et les principales villes du Pays Basque nord a permis hier de dégager "un accord de principe quasi unanime", la question de son financement divise les collectivités.
LA LGV permettra aux trains d'accroître de 50% leurs vitesses sur de nouveaux tronçons. Photo : EFE

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LA LGV permettra aux trains d'accroître de 50% leurs vitesses sur de nouveaux tronçons. Photo : EFE

La construction de la Ligne à Grande Vitesse Sud Europe Atlantique a pour but de permettre la desserte à grande vitesse du Sud-Ouest, et de les relier aux capitales européennes desservies par les TGV (Londres, Bruxelles, Amsterdam, Madrid...).

Pour exemple, le trajet entre Paris et Bordeaux s'effectuerait ainsi en 2h05 environ, à une vitesse prévue de 300 à 320 km/h, soit un gain d'une heure sur les trajets actuels.

Censé apporter une solution à la saturation de la ligne historique, ce projet permettrait aux TGV d'accroître leur vitesse, limitée à 220 km/h sur certaines sections de la ligne classique.

Hier, à Bordeaux, une réunion s'est tenue avec les représentants des collectivités de la région Aquitaine.

Les représentants du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques, de la Communauté de Bayonne-Anglet-Biarritz et de la Communauté d'Agglomération de Pau y ont tenu une position commune : un engagement de principe franc, mais avec des réticences quant à son financement.

Un montage financier délicat

50% de l’argent doit venir du privé et 50% du public, mais l’Etat n’en prend que la moitié à sa charge, le reste étant divisé entre les collectivités concernées : régions, départements et communautés de communes. Et le montant à sortir du tiroir caisse représente un effort financier de l'ordre de 4 milliards d'euros pour le seul tronçon entre Bordeaux et l'Espagne.

«Conscients de l'enjeu», les représentants des collectivités concernées ont demandé de revoir les critères d'attribution des parts de financement. Dans le cas des conseils généraux et des agglomérations, on évalue l'avantage que leur apporte ce projet en terme de gain de temps et en nombre de voyageurs. Enfin, on évalue la capacité contributive de ces collectivités. Ce qui créera des divergences.

La Communauté d'agglomération Bayonne-Anglet-Biarritz devra débourser 70 millions d'euros constants, soit 57 à 58 millions d'euros actuels.

Pour se faire, les collectivités voudraient obtenir de l'Etat un outil financier adapté, afin de ne pas «s'étrangler» dans le remboursement de l'emprunt, dans l'hypothèse d'une dette qui ne s'acquitterait pas en moins de 40 ou 50 ans.

Pour aborder ces points concrets et primordiaux pour le projet de LGV, H. Lucbéreilh pour le Département, M. Lignières-Cassou pour la Communauté d'agglomération de Pau, et J. Grenet en tant que Président de la CABAB ont demandé une réunion au préfet de région M. Idrac et au président de la région Aquitaine, M. Rousset, en attendant la signature de l'accord définitif, à la fin du mois d'octobre.

Incertitude quant au choix de la grande gare modale

Dans l'hypothèse de la construction d'une nouvelle gare desservie par la LGV, Bayonne accueillerait la majorité des TGV venant de Paris, ce qui augmenterait encore le nombre des usagers de la gare.

Mais d'autres villes du Labourd pourraient également être choisies pour devenir le coeur des correspondances : sont citées depuis des mois les villes d'Ustaritz ou même de Bassussary pour accueillir cette grande gare.

Les trains qui desserviraient les gares labourdines en «cabotage», emprunteraient la Ligne à Grande Vitesse puis la ligne classique à partir de la gare modale.

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