19/08/2008
Le locataire du hameau Fred Larrañaga semble voir la lumière : après avoir exploité durant deux ans les terres de la ferme Kako d'Ainharp (Soule), il s'était vu dans l'obligation d'acheter l'ensemble de la concession, et notamment la villa, mise en vente pour 240.000 euros.
La souscription volontaire impulsée par le groupement foncier agricole mutuel GFAM lurra et le syndicat agricole basque ELB a déjà permis de réunir la moitié des fonds nécessaires.
Le 13 mars dernier, Fred Larrañaga et cinq autres fermiers avaient été arrêtés puis condamnés pour violences pour voies de faits sur des gendarmes, suite à l'altercation qui les avaient opposés dans l'affaire "Kako". Aujourd'hui, il semble être tout proche de pouvoir continuer d'exploiter les terres de la ferme.
L'association GFA Lurra, impulsée par le syndicat ELB, a réussi à recueillir de l'argent pour l'achat par lots, sous forme de prêt, de la propriété, par la création de l'association Bizitegia.
Aujourd'hui, ils ont déclaré avoir rassemblé près de la moitié de l'argent nécessaire, sachant qu'ils ont jusqu'au 31 octobre prochain pour boucler la vente.
Le rappel des faits
Six personnes avaient été arrêtées et placées en garde à vue le 30 janvier pour faits de "violences volontaires en réunion, d'outrage, de vols et de dégradations", suite aux incidents qui ont eu lieu lors d'un rassemblement le 17 janvier à Saint-Palais (Donapaleu) et qui ont blessé deux gendarmes.
Les paysans rassemblés ce jour montraient leur opposition vis-à-vis de l'avis du Comité technique de la Safer, qui avait décidé d'attribuer la ferme Kako d'Ainharp à un jeune couple, en expulsant un autre jeune couple, qui exploitait la ferme depuis plus de 2 ans.
Ils avaient demandé un entretien afin d'obtenir des explications de la part du comité technique de la Safer. Un refus leur ayant été opposé, il s'en est suivi quelques bousculades et échauffourées avec les gendarmes.
Lors de sa visite à Pau, le 22 janvier, le président français Nicolas Sarkozy avait mentionné les deux gendarmes blessés lors de ce rassemblement dans un discours qui dénonçait le "racisme" des "terroristes" faisant référence aux policiers espagnols assassinés à Capbreton.