22/07/2008
La Garde Civile espagnole a lancé un coup de filet la nuit du lundi au mardi contre la bande armée ETA qui a conduit au démantèlement d'un de ses commandos, le commando "Biscaye". Neuf personnes ont été arrêtées dans plusieurs localités de Biscaye, Málaga et Galice.
Parmi les arrêtes figurent un membre particulièrement recherché, Arkaitz Goikoetxea, un "liberado", c'est à dire connu des services de police et vivant en clandestinité. Il est aussi considéré le plus haut responsable du commando. Il paraît qu'il a été arrêté à Bilbao avec deux autres femmes.
Le Commité de défense des prisonniers basques Askatasuna a confirmé l’identité des 8 autres personnes interpellées : Gaizka Jareño Ugarriza (arete à Elorrio), Adur Aristegi Aragon (Elorrio), Iñigo Gutierrez (Algorta), Mikel Saratxo (Algorta), Aitor Kotano Sinde (Nigrán, Pontevedra), Libe Agirre Mazaga (Fuengirola, Málaga), Maialen Zuazu (Bilbao) et Ana Belen Prieto Furundarena (Bilbao).
Ces personnes arrêtées serait des "légaux" de l'ETA (des collaborateurs d'ETA inconnus des services de polices qui mènent une vie normale).
L'opération policière est en train de se dérouler dans plusieurs localités de Biscaye (Bilbao, Getxo et Elorrio) et est toujours ouverte.
Perquisitions
La Garde Civile a aussi réalisé plusieurs perquisitions. Le juge espagnol de l'Audience Nationale (la plus haute instance pénale espagnole) Baltasar Garzón s'est rendu au lieu de la perquisition, à Bilbao. Il s'est rendu depuis Madrid pour diriger personnellement cette opératio¿.
Enquête
D'après les agences d'information, l'activité menée par plusieurs membres du commando Biscaye le week-end dernier pour commettre les attentats de Noja et Laredo (Cantabrie) a fourni les "dernières informations nécessaires" pour que la Garde Civile réalise l'opération d'aujourd’hui.
L'attentat de Legutio a été aussi un facteur clé pour mener cette enquête.
Demande d'Askatasuna et du Groupe contre la torture
Le Comité de défense des prisonniers basques Askatasuna a exprimé sa préoccupation face au "grave danger" que les prisonniers risquent de subir comme tortures par la Garde Civile.
Le Groupe contre la torture a demandé au juge Garzón de mettre en marche le Protocole pour garantir les droits des personnes arrêtées et mises en isolement. Le Groupe a demandé au juge d'informer les familles des personnes arrêtées à tout moment, de garantir la visite d'un médecin de confiance tous les jours et l'enregistrement de l’isolement par une caméra.