21/06/2008
C'est la première visite d'un Premier Ministre français en Algérie depuis 1986 : François Fillon a entamé samedi une visite de deux jours en Algérie, afin de finaliser le plus grand accord de coopération dans le nucléaire civil vers un pays arabo-musulman.
L'Algérie se prépare de fait à cet "après-pétrole" en collaboration avec son "meilleur ennemi", dans un pays où la politique française de reconduite à la frontière des immigrés est toujours source de tensions.
Accompagné de plusieurs ministres dont Christine Lagarde (Economie), Hervé Morin (Défense) et Valérie Pécresse (Enseignement), M. Fillon voyage également avec une vingtaine de dirigeants de grandes entreprises, dont Total, EADS, DCNS et GDF.
Dix ans après la grande vague terroriste en Algérie, cette visite sera également l'occasion de signer plusieurs accords militaires sur l'armement, mais aussi sur le formation de l'armée algérienne.
La question délicate de l'Union pour la Méditerranée (UPM)
Le grand projet porté par Nicolas Sarkozy devrait également être abordé avec le président Abdelaziz Bouteflika, qu'il rencontrera dimanche.
Si la majorité des pays méditérannéens avaient vu d'un bon oeil cette volonté de partenariats privilégiés, l'hésitation est aujourd'hui de mise, avec l'attente de "clarifications sur les conséquences" de l'entrée d'Israël dans cette Union.
En contenu diplomatique, cela devrait se traduire par un "oui" de principe, en raison de son "contenu flou"...
Nicolas Sarkozy a prévu d'officialiser cette Union pour la Méditerranée le 13 juillet à Paris.