SURPOPULATION CARCERALE

Surpeuplés derrière les barreaux, trop peu nombreux devant

21/06/2008

Plusieurs centaines de surveillants de prisons se sont rassemblés vendredi devant la plupart des établissements pénitentiaires afin de dénoncer leurs conditions de travail. A Bayonne, le taux d'occupation est de 220%.

Des rassemblements symboliques ont eu lieu vendredi devant 80% des établissements pénitentiaires de France. "Il y a eu une bonne mobilisation et une très large écoute des élus locaux qui ont reçus des délégations", a déclaré Jean-François Forget, le secrétaire général de l'UFAP-UNSA (syndicat majoritaire).

En cause, une surpopulation carcérale estimée "en moyenne" à 125% des capacités d'accueil, qui rendent encore plus tendues des conditions de travail par ailleurs difficiles. Et ce ne sont pas les "nouvelles nouvelles-dispositions" de la garde des Sceaux Rachida dati qui a fait baisser la tension.

L'UFAP-UNSA entend "dénoncer (...) la surpopulation pénale, le non-respect de l'encellulement individuel, les agressions envers les personnels, le démantèlement du service public".

Les plus gros rassemblements ont eu lieu dans les régions de Dijon, Lille, Rennes, Toulouse et en région parisienne, comme au centre de détention de Fleury-Mérogis (Essonne) et à la maison d'arrêt de la Santé.

Prison de Bayonne (Baiona)

Ici, pas d'arme ni de Taser : la parole sert à régler les inévitables frictions. Mais pour les gardiens, les tensions sont croissantes.

Avec 167 détenus pour 76 places, la maison d'arrêt de Bayonne se caractérise par une place peu enviable. Dénonçant vendredi ces conditions - dans un établissement construit au 19ème siècle -, le personnel présent a tenu lui aussi à rappeler son exaspération devant cette situation.

Partager:

  • Wikio
  • Scoopeo
  • Mr Wong
  • Stumble Upon
  • Twit this
  • Google Bookmarks
  • Technorati
  • Del.icio.us
  • Digg
  • Tomateo
  • Additious
© eitb24 - 2007
Tous droits réservés