13/06/2008
C’est la goutte qui fait déborder le vase. Le salaire moyen des agriculteurs est en chute libre, avec l’effet conjugué de la hausse des carburants mais aussi avec la flambée des matières premières.
Augmentation de 43% du prix d’achat du maïs en grain ou de la tonne de luzerne, 22% pour le tourteau de soja, alors que le prix de vente des céréales produites ou de la viande est, au mieux, en stagnation.
Pour le porte-parole d’ELB, Christian Harlouchet, des mesures urgentes doivent être prises, par exemple par la mise en place en urgence d’une cellule de crise au niveau préfectoral.
Dans ses propositions, le syndicat souhaiterait voir le fioul totalement détaxé pour les petits agriculteurs consommant moins de 3.000 litres de fioul par an.
La Confédération Paysanne se joint à ELB pour appeler à repenser une PAC (Politique Agricole Commune) un peu plus audacieuse, qui prenne en compte une exploitation dynamique et créatrice d’emplois sur tout le territoire.
Une expression de ras-le-bol qui aurait pû être entendue la semaine dernière, lors du Salon Agricole "La Ferme en ville", la Chambre d'Agriculture préférant visiblement les images d'Epinal aux réalités du monde paysan.