
14/05/2008
Les responsables du groupement autonomiste basque français Autonomia Eraiki qui s'est exprimé pour la première fois, à New York, devant les sessions annuelles de l'instance permanente sur les questions autochtones des Nations unies (UNPFII) qui ont eu lieu du 21 avril au 2 mai, ont fait ce matin le point.
Les quatre personnes qui ont pris la parole ont rappelé quelles ont été leurs revendications.
Xan Marguirault, qui a été le premier militant d'Iparretarrak, a été le premier qui s'est exprimé à l'ONU et a évoqué la situation du Pays Basque nord. Il a demandé le respect du droit à l'autodétermination pour le peuple basque.
De sa part, Ortiz Hegoas, en tant que représentante de la jeunesse abertzale, a dénoncé que les jeunes ne peuvent pas faire leurs études intégralement en langue basque. Audrey Hoc, membre aussi de cette délégation, a signalé que le problème principal par rapport au basque est l'article 2 de la Constitution française qui reconnaît seulement le français comme langue officielle.
Un autre membre du groupement, Manu Torre, qui s'est exprimé en dernier devant ces sessions annuelles, a dénoncé la politique d'exclusion de l’Etat français à l’égard des Basques. Il a aussi ajouté que la France avait signé la Déclaration sur les droits des peuples autochtones, qui stipule le droit de ces peuples à l’autodétermination, et a invité la France à appliquer les mécanismes des droits de l’homme auxquels elle est partie.
Autonomia Eraiki a qualifié de positive la création des liens avec d'autres peuples qui veulent aussi être reconnus, même les peuples qui dépendent de l’administration de l'Etat français.
Le groupement a ajouté qu'il continuera à demander l'ONU de nommer un expert, plutôt basque, chargé de veiller à la protection des droits des peuples autochtones d’Europe de l’Ouest.
Ce mouvement populaire du Pays Basque nord a l'intention de rendre public en Pays Basque tous les évènements qui ont eu lieu à New York.
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