
09/05/2008
La défense d'Iberdrola a demandé aujourd'hui de maintenir les mesures préventives imposées à EDF parce que "le silence du groupe français par rapport à ses intentions sur l'entreprise basque n'a aucune explication". Elle a aussi dénoncé la prétention de l'Etat français d'"assaillir" la compagnie basque à travers EDF.
Le tribunal de commerce numéro 2 de Bilbao a tenu aujourd'hui une audience pour traiter les allégations des parties sur les mesures préventives dictées par le titulaire de ce tribunal, Edorta Etxarandio. Ce tribunal avait obligé EDF à publier ses intentions dans les deux principaux journaux de l'Etat et dans trois journaux spécialisés en information économique. Le tribunal avait exigé également aussi du groupe français d'arrêter de "faire des déclarations ambiguës et de diffuser des informations contradictoires liées à l'acquisition de l'activité d'Iberdrola".
Dans ce sens, l'avocat a refusé de lever les mesures préventives au groupe français, ou si non qu'on lui impose la paiement d'une caution de 200.000 euros (un chiffre 20 fois supérieur à celui demandé par l’entreprise basque).
EDF demande l'annulation des mesures
De sa part, l'avocat du groupe français EDF a demandé l'annulation des mesures provisoires parce que celles-ci feraient monter le prix des actions de l’entreprise basque.
L'avocat a signalé dans l'audience qu'Iberdrola "n’est pas intéressée à savoir s’il existe concurrence déloyale ou non". "Ce qui l'intéresse réellement est d’obtenir de l’information sur ce que EDF projette de faire".
L'avocat d'EDF, Borja Obeso, a demandé l'annulation des mesures préventives décrétées et, si celles-ci sont maintenues, il a demandé de multiplier par 20, de 12.000 à 240.000 euros, la caution (garantie) demandée à Iberdrola.
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