15/04/2008
La campagne de vaccination obligatoire contre la fièvre catarrhale (maladie de la langue bleue), lancée depuis le début du mois d'avril, suscite de vives critiques de la part des agriculteurs. Ils dénoncent notamment les coûts élevés. Bien qu'ils ne payent pas les vaccins mêmes, ils prennent en charge une partie du coût de l'acte vaccinal, un montant qu'ils considèrent comme disproportionné.
Le prix des vaccins est pris en charge en totalité par l'Union européenne. Néanmoins, les agriculteurs doivent prendre en charge les frais de déplacement et l'injection du vaccin de la part des vétérinaires. Le prix de l'acte vaccinal est de 51,24 euros HT pour les deux visites de vaccination, plus 3,30 euros HT par bovin et 1,10 euros HT par ovin et caprin pour les deux injections. L'État prend en charge 50% du coût de la vaccination dans la limite d'un plafond de 2 euros par bovin et 0,75 euros par ovin ou caprin.
Les syndicats et les agriculteurs ont dénoncé le montant disproportionné des vaccins, surtout pour les petits agriculteurs. "Le travail et l'implication volontaire et indispensable des éleveurs dans l'acte de vaccination pour son bon déroulement est négligé," a dénoncé récemment le syndicat Euskal herriko Laborarien Batasuna (ELB) dans un communiqué. Selon ELB, le montant forfaitaire ne tient pas compte de la forte densité des élevages dans les territoires du Pays Basque et du Haut-Béarn, ce qui génère "une pénalisation des plus petits élevages professionnels."
Les syndicats ont demandé une réouverture de la négociation concernant les tarifs de la vaccination avec l'ensemble des forces syndicales présentes sur ce territoire afin de mieux prendre en compte les spécificités locales. Dans l'attente, ELB a invité l'ensemble des éleveurs "à ne rien régler pour le moment".
Par ailleurs, des agriculteurs de Garazi et Baïgorri lamentent qu'ils n'aient pas encore reçu les vaccins.
Environ un million d'animaux - 330.000 bovins et 600.000 ovins -, seront vaccinés dans tout le département des Pyrénées-Atlantiques pour faire face au risque de propagation de la fièvre catarrhale ovine (FCO).
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