02/03/2008
La guérilla colombienne des FARC (Forces armées révolutionnaires colombiennes) a annoncé dimanche que la mort de son numéro deux, Raul Reyes, dans une opération menée samedi par Bogota, ne doit pas affecter la recherche d'un "accord humanitaire" concernant les otages.
Il s'agit de la première déclaration des FARC, divulguée sur Internet, après l'annonce de la mort de Raúl Reyes et d'autres 16 guérilleros.
"Nous invitons à [maintenir] la fermeté révolutionnaire, à ne pas abandonner l'effort en faveur d'un échange humanitaire, à continuer notre proposition de paix et de construction d'une démocratie effective avec justice sociale", a annoncé le groupe guérillero dans son message.
La principale guérilla colombienne a souligné aussi que le sang versé, le legs et la mémoire de Raúl Reyes, "agrandit" la cause de l'organisation insurgée.
"C'est le meilleur hommage à toutes et tous les camarades tombés au combat", ont affirmé les FARC, dont le message pourrait fournir un soulagement aux proches des 40 otages que la guérilla prétend échanger contre 500 rebelles emprisonnés. En effet, cette annonce des Farc a été accueillie avec satisfaction par la Fédération internationale des comités Ingrid Betancourt (FICIB).
Hugo Chavez envoye des bataillons à la frontière
Le président vénézuélien Hugo Chavez, de son côté, a condamné dimanche la mort du guérillero colombien Raul Reyes, estimant que le numéro deux des FARC était "un bon révolutionnaire". Reyes a été victime d'un "lâche meurtre", a-t-il ajouté.
Il a en outre ordonné à dix bataillons de se déplacer à la frontière entre le Venezuela et la Colombie. De même, il a ordonné la fermeture de l'ambassade de Venezuela à Bogota.
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