Politique

MANIFESTATION À BILBAO

La manifestation se termine par des heurts

10/02/2008

Des milliers de personnes se sont rassemblées peu avant midi. Il y avait 15 fourgonnettes de la police basque. Les journalistes des radios, Euskadi Irratia et Radio Euskadi, ont signalé que la tension était palpable.

La Ertzaintza/police basque a chargé à plusieurs reprises les manifestants qui s'étaient rassemblés sous le slogan "Pour les droits du Pays Basque, stop à l'état d'urgence" afin de protester contre la suspension des activités des deux partis basques(ANV-Action nationaliste basque et EHAK-Parti communiste des terres basques) pendant trois ans.

La police autonome basque a chargé quand les manifestants ont commencé à se diriger vers la Gran Via (axe important de Bilbao). La manifestation, interdite par le juge Garzon n'a pu commencé comme prévu, la police autonome basque étant présente.

La marche était prévue à 12h00 mais des cordons de police ont empêché les manifestants de s'approcher du point de départ.

A 12h20, la tête de la manifestation a improvisé un sitting face aux forces de l'ordre. A 12h45, des incidents ont été constaté. Puis la police autonome basque a enlevé la pancarte des mains des manifestants et a chargé. Trois personnes ont été arrêtées pour avoir commis des incidents.

A 14h00 les incidents ont continué. Le Ministère de l'Intérieur a déploré des incendies de poubelles, d'autres ont été mises en travers de la route, tout comme un autobus. Des banques et autres établissements ont également subi des dommages.

Cette manifestation soutenait les deux partis politiques basques (ANV-Action nationaliste basque et EHAK-Parti communiste des terres basques) dont les activités ont été suspendues pour trois ans par le juge de l'Audience Nationale (la plus haute instance pénale espagnole) Baltasar Garzon. De plus ce même juge avait demandé l'interdiction de cette manifestation, la considérant illégale puisque les activités de deux partis ont été suspendues. Les élus indépendantistes ont rendu le PNV (Parti nationaliste basque)responsable "de ce qui pourrait arriver".

Dans un communiqué, les initiateurs de cette manifestation avait affirmé que, malgré l'ordre du juge Garzon, ils maintiendraient l'appel à la marche car il est nécessaire de dénoncer dans la rue "cette situation d'urgence et de défendre les droits du Pays Basque".

Qu'allez-vous faire face à cette interdiction?

Ainsi, ils ont demandé au PNV ce qu'il ferait face à l'interdiction du juge: "Qu'allez vous faire face à cette prohibition?, comme vous l'avez fait lors de nombreuses autres occasions: envoyer la police basque/Ertzaintza pour taper sur les citoyens basques? Allez-vous aussi vous convertir en violateur de droits politiques et civils de milliers de citoyens? Nous vous lançons un appel pour agir de manière responsable vis-à-vis de ce peuple; dans le cas contraire, vous seriez les responsables directes de ce qui suivra", ont ils ajouté.

Ils ont également réaffirmé qu'au delà de "tous les obstacles, les prohibitions, les suspensions et autres interdictions", les élus en poste "continueront leur travail et leur lutte, jusqu'à construire un cadre démocratique pour le Pays Basque et jusqu'à laisser le Pays Basque aux portes de l'indépendance".

"Le PSOE (parti socialiste) se trompe s'il pense que nous avons peur face à la répression", ont-ils terminé.

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