31/01/2008
Réunis le mercredi 30 janvier, 70 élus du Pays Basque ont signé un communiqué dans lequel ils demandent au Procureur de la République que les 6 personnes interpellées soient relâchées immédiatement et sans charge.
Six paysans ont été interpellés mercredi matin en Pays Basque nord dans le cadre de l'affaire Kako. Ils ont été ensuite placés en garde en vue accusés de "violence volontaire en réunion", "outrage", "vol" et "dégradation", lors d'un rassemblement le 17 janvier dernier à Saint-Palais/Donapaleu. Le procureur devrait décider jeudi si un acte de poursuite sera engagé ou non.
Le 17 janvier dernier des manifestants avaient protesté à Saint-Palais/Donapaleu contre l'avis du Comité technique de la Safer, qui avait décidé d'attribuer la ferme Kako d'Ainharp au jeune couple Gilles Gachen et Lydia Lahargoue, en expulsant un autre jeune couple, Fred Larrañaga et Jasmine, qui exploitent la ferme depuis plus de 2 ans.
Devant cette décision incompréhensible du comité technique de la Safer, les paysans rassemblés à cette occasion ont demandé un entretien afin d'obtenir des explications. Un refus leur ayant été opposé, il s'en est suivi quelques bousculades et échauffourées avec les gendarmes.
Lors de sa visite à Pau, le 22 janvier, le président français Nicolas Sarkozy avait mentionné ces deux gendarmes blessés dans un discours qui dénonçait le "racisme" des "terroristes" faisant référence aux policiers espagnols assassinés à Capbreton.
"Quand des manifestants disent 'on va taper des Arabes' j'ai honte pour eux. Que ceux qui ont fait ça s'attendent à ce qu'on les attrape et qu'on les punisse", avait déclaré Nicolas Sarkozy.
Ce douteux amalgame entre le rassemblement de St-Palais et le terrorisme de la bande armée ETA a suscité de nombreuses critiques.
Selon les élus du Pays Basque signataires du communiqué "cette prise de position a transformé un conflit social en conflit politique".
"Les 6 arrestations de ce mercredi 30 Janvier 2008 sont, sans doute, la suite de cette déclaration. Elles sont sans aucune mesure avec les faits réels qui ont eu lieu devant la SAFER," dénoncent-ils.
Choqués et révoltés de la tournure des événements, les élus ont demandé au Procureur de la République que les 6 personnes interpellées soient relâchées immédiatement et sans charge.
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