09/01/2008
Elle est sud-américaine, jeune, mais sans papiers et est arrivée en Pays Basque sud pour pouvoir payer ses dettes. Elle ne fait pas le trottoir, elle travaille surtout dans des appartements ou dans des clubs de nuit. Aujourd'hui elle est là, mais elle ne sait pas ce qu'elle va devenir le mois prochain.
Elle gagne 60 euros la demi-heure. Elle touche un peu plus pour les services spéciaux, mais dans le meilleur des cas elle doit partager son salaire avec le club de nuit ou avec sa chef.
Elle doit être disponible toute la journée, mais elle travaille surtout la nuit. En exerçant ce "métier", elle a des difficultés à faire des connaissances ; elle a des camarades parmi les autres filles, mais parfois les rapports sont très difficiles parce que la concurrence parmi elles est très forte.
Ce qu'elle fait est mal vu dans la société mais par contre elle se sent très travailleuse et elle voudrait être adhérée à la Sécurité Sociale.
La majeure partie des 2 000 personnes qui exercent la prostitution dans la Communauté Autonome Basque se trouve dans cette situation, selon une étude d'Emakunde.
La Communauté Autonome basque et Navarre sont les territoires de l'Etat espagnol où il y a le moins de prostitution : environ 9 prostituées pour 10 000 habitants. La Galice est le territoire avec le chiffre le plus élevé, 27 pour 10 000 habitants.
L'Institut Basque de la Femme a affirmé qu'il veut mettre fin à la prostitution et a revendiqué pour les prostituées des papiers, un logement, la possibilité de se faire recenser et avoir accès au système de santé public. Pour cela il faut encourager le débat dans la société.
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