08/10/2008
Le calcul de l'indice CAC-40 a été brièvement suspendu mercredi matin pendant un quart d'heure environ à la bourse de Paris à la suite d'un afflux massif d'ordres de vente qui l'ont fait chuter de près de 8,2%.
Les ordres ont passé le seuil de 35% de la valeur totale du marché des 40 titres qui constituent l'indice, entraînant une suspension automatique du calcul.
Le calcul de l'indice a repris peu avant 11h. L'ensemble des cotations n'a jamais été suspendu. A la reprise, le CAC-40 avait regagné du terrain, avec une baisse de 5,5% à 3.526,78 points.
Aucune des multiples initiatives des autorités n'a apporté le moindre réconfort aux investisseurs, qu'il s'agisse de la garantie des dépôts bancaires des particuliers dans l'Union européenne ou du coup de pouce de la Réserve fédérale américaine au financement des entreprises.
Parallèlement, de nouveaux signes de la contagion de la crise à l'économie sont apparus: le géant américain de l'aluminium Alcoa a publié des résultats plus mauvais que prévu au troisième trimestre, et les crédits à la consommation ont reculé aux Etats-Unis pour la première fois depuis plus de dix ans.
Les cotations suspendues à Moscou
Après les fortes baisses qu'ils ont enregistrées mercredi dès l'ouverture, les deux indices boursiers russes ont été suspendus, jusqu'à vendredi pour l'un, sine die pour l'autre.
Dans la demi-heure qui a suivi l'ouverture de la bourse, l'indice MICEX a chuté de plus de 14% à 637,9 points. Les cotations sont suspendues jusqu'à vendredi.
Dans le même temps, l'indice RTS a perdu environ 11,3% à 761,6 points. Les échanges sont suspendues jusqu'à nouvel ordre.
Asie frôle le krach
Les Bourses asiatiques ont souffert une nouvelle "journée noire" mercredi. A Tokyo, en particulier, l'indice Nikkei s'est effondré de 9,38%, soit sa pire séance depuis le krach de 1987.
L'indice parisien s'était offert un très léger répit mardi, gagnant 0,55% au lendemain d'une débâcle historique (-9,04%), mais le coup de pouce donné par la Réserve fédérale américaine au financement des entreprises n'a pas suffi à rassurer les investisseurs.
De son côté, la Bourse de New York a continué sa chute mardi, terminant en baisse pour la cinquième séance consécutive, sans trouver le moindre réconfort dans les multiples initiatives des banquiers centraux: le Dow Jones a lâché 5,11% et le Nasdaq 5,80%.
De sombres commentaires du président de la Fed, Ben Bernanke, sur la situation de l'économie américaine ont contribué à déprimer les investisseurs, alors même qu'il semblait leur annoncer une prochaine baisse des taux.
Alors que nombre d'opérateurs espèrent une détente monétaire d'urgence en zone euro, le président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet a assuré que celle-ci faisait son possible pour fournir des liquidités aux marchés, mais qu'elle n'avait pas la capacité de résoudre les problèmes de solvabilité des banques.
Dernier bulletin météo de Radio Euskadi