Société

TRAVAIL DÉCENT

Journée de mobilisation : grèves faiblement suivies mardi

07/10/2008

Les quelques appels à la grève lancés dans le cadre de la journée de mobilisation étaient faiblement suivis mardi dans la matinée, notamment à l'Education nationale et dans les transports avec peu de perturbations.
Les manifestations touchent surtout le secteur public. Photo : EFE

agrandir image

Les manifestations touchent surtout le secteur public. Photo : EFE

Les quelques appels à la grève lancés par certains syndicats dans le cadre de la journée de mobilisation interprofessionnelle pour la défense des salaires, de l'emploi, des retraites et des services publics étaient faiblement suivis mardi dans la matinée, notamment à l'Education nationale et dans les transports avec peu de perturbations.

Cette journée de mobilisation devait surtout se traduire par une centaine de manifestations dans toute la France. Un défilé était notamment prévu ce mardi en milieu d'après-midi à Paris entre le pont de l'Alma et le Trocadéro, avant un "grand meeting-concert" en fin de journée. En fin de matinée, entre 3.000 et 10.000 personnes selon les sources ont défilé dans les rues de Marseille

Sur le front des grèves, pour les transports urbains, la RATP faisait état d'un trafic normal sur l'ensemble de son réseau. En province, l'Union des transports publics (UTP) signalait des mouvements de grève diversement suivis dans les réseaux de 21 villes, avec de fortes perturbations constatées uniquement à Douai, Valenciennes et Nice.

A la SNCF, le trafic national était normal et la direction faisait état de quelques perturbations locales sur certains réseaux de TER, notamment deux TER sur trois en circulation au départ et à l'arrivée de Marseille. Dans les airs, la compagnie Air France assurait à la mi-journée que son programme de vols était "normal", après "quelques retards d'une heure dans la matinée à l'aéroport d'Orly.

A l'Education, où seul le SNES (collèges et lycées) avait lancé un mot d'ordre de grève nationale, le mouvement était suivi par 7,20% des enseignants dans les collèges, 5,34% dans les lycées d'enseignement professionnel et 4,78% dans les lycées d'enseignement général. Par ailleurs, 4,36% des personnels ATOSS (administratifs, techniques et de service) étaient en grève.

Dans le premier degré, le SNUIpp (premier syndicat d'instituteurs) avait déposé des préavis de grève locaux dans 31 départements, avec 4,95% de grévistes en moyenne selon le ministère. L'organisation syndicale, de son côté, parlait de 20% à 55% de grévistes en fonction des départements.

Le secrétaire général de la CFDT François Chérèque a rappelé mardi matin sur Canal+ que cette journée avait été décidée "depuis un an" par la Confédération syndicale internationale (CSI), pour en faire un temps fort de "mobilisation mondiale pour le travail décent". "Ce n'est pas une journée de grève. Donc, on n'est pas dans une démarche de blocage de l'économie parce que ce ne serait pas le moment", a-t-il dit. "Certains ont cru bon de faire grève dans l'Education nationale, je crois que ce n'était pas le jour", a déploré M. Chérèque.

Partager:

  • Wikio
  • Scoopeo
  • Mr Wong
  • Stumble Upon
  • Twit this
  • Google Bookmarks
  • Technorati
  • Del.icio.us
  • Digg
  • Tomateo
  • Additious

Rechercher articles

Dernier bulletin météo de Radio Euskadi

© eitb24 - 2009
Tous droits réservés