05/10/2008
La Russie devait retirer d'ici vendredi ses troupes des "zones de sécurité" qu'elle a établies en dehors des régions séparatistes géorgiennes, dans le cadre de cet accord conclu sous l'égide du président en exercice de l'Union européenne, le Français Nicolas Sarkozy.
Moscou avait donc accepté de retirer ses forces de Géorgie, à l'exception de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, dans les dix jours suivant le déploiement des observateurs de l'UE, un retrait qui concerne aussi une zone tampon d'environ six kilomètres située au sud de l'Ossétie du Sud.
Selon des journalistes sur place, les Russes ont baissé dimanche en début d'après-midi le drapeau qui flottait au-dessus du poste de Nadarbazevi, situé à environ 50 kilomètres au nord-ouest de la capitale, Tbilissi.
Un porte-parole du ministère géorgien de l'Intérieur, Chota Outiachvili, a décrit cette position comme un centre de communication et assuré que Moscou avait promis de quitter totalement les lieux lundi. Il a également affirmé qu'un autre poste russe, à Ali dans le secteur entourant l'Ossétie du Sud, avait été totalement démantelé, et que les forces russes quittaient une autre position à Zougdidi, dans la zone au sud de l'Abkhazie.
Le 1er octobre, des centaines d'observateurs de l'Union européenne ont entamé leurs patrouilles en territoire géorgien où ils doivent s'assurer du respect par la Russie de l'accord du 12 août.
Des responsables géorgiens et européens n'ont pas pu dire dans l'immédiat combien de positions russes au total devaient être démantelées pour satisfaire aux dispositions de l'accord. Après la guerre, la Russie avait déclaré qu'elle installerait au total 36 postes de contrôle dans les zones de sécurité.
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