03/10/2008
Bruxelles veut aider les femmes de l'Union européenne à "mieux concilier vie professionnelle et vie privée". La Commission européenne a notamment proposé vendredi d'allonger la durée minimale du congé maternité de 14 à 18 semaines.
Actuellement, la durée du congé maternité est variable d'un pays européen à l'autre. Il est de 15 semaines en Belgique et de 18 semaines en Suède, une douzaine de pays offrant moins de 18 semaines. En France, ce congé est de 16 semaines.
"Nos propositions visant à améliorer le congé maternité aideront les femmes à concilier leur vie professionnelle et leur vie de famille, en améliorant la qualité de cette dernière", a déclaré Vladimir Spidla, commissaire à l'emploi, aux affaires sociales et à l'égalité des chances. "Avoir des enfants coûte trop souvent aux femmes leurs revenus et leurs perspectives d'emploi", a-t-il observé, remarquant que "seules 65,5% des femmes ayant des enfants à charge travaillent, contre 91,7% des hommes".
Verser aux femmes 100% du salaire durant le congé maternité
La commission européenne propose par ailleurs que les femmes puissent choisir de prendre la partie non obligatoire de leur congé quand elles le souhaitent, avant ou après la naissance. Elles ne seraient plus tenues de le prendre avant, ce qui est actuellement le cas dans certains Etats membres. Bruxelles recommande par ailleurs de verser aux femmes 100% de leur salaire durant le congé maternité.
Protection contre le licenciement
Bruxelles veut aussi renforcer la protection contre le licenciement et introduire le droit de demander à l'employeur une adaptation des horaires de travail après le congé maternité, même si ce dernier pourra refuser la requête. Enfin, la commission veut aussi offrir davantage de droits aux femmes qui exercent une activité indépendante: elles bénéficieront du même accès au congé de maternité que les salariés mais sur une base volontaire.
Ces propositions seront prochainement examinées par le Parlement européen et les Etats membres réunis au sein du Conseil. La commission espère un accord en 2009. Les pays de l'UE auront alors deux ans pour introduire la législation en droit national.
Le temps d'améliorer leurs services de garde d'enfants qui ne répondent pas aux besoins des parents. Selon un rapport de la Commission rendu public vendredi, la plupart des pays n'atteignent pas les objectifs fixés à Barcelone en 2002, soit la mise en place d'ici 2010 de structures d'accueil pour au moins 90% des enfants âgés entre trois ans et l'âge de la scolarité obligatoire et au moins 33% des enfants âgés de moins de trois ans. L'UE s'est engagée à aider la création de telles structures à concurrence d'un demi-milliard d'euros jusqu'en 2013.
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