02/10/2008
S'il n'y avait pas eu des élections aux Etats-Unis dans un mois, le plan de sauvetage financier américain aurait déjà été approuvé par le Sénat et la Chambre des représentants. Entre autres, parce que la plupart des congressistes reçoit de l'argent des grandes banques pour leurs campagnes politiques. Ce n’est aucun secret, les chiffres sont publics.
Sans aller plus loin, Obama reçoit de l’argent de Goldman Sachs, Citigroup et JP Morgan, alors que McCain a reçu de l'argent des mêmes banques et de Merrill Lynch. Il aurait été normal que le plan de 700.000 millions de dollars soit approuvé déjà.
Or, dans un mois, les sièges de 435 membres de la Chambre des représentants sont en jeu et les sièges de 33 des 100 sénateurs. Et les politiciens se sont rendus compte que ce plan suscite un grand mécontentement dans la rue.
Les citoyens se sentent, une fois de plus, pris au piège. Les banques ne partageaient pas leurs bénéfices. Or, maintenant, ils veulent faire partager leurs pertes.
Pour financer ce plan de sauvetage, il faudra augmenter la dette publique, c’est-à-dire, tous les Américains s'endetteront un peu plus. Mais on a fait peur aux gens en leur disant que le système pourrait s’effondre et qu’ils risquent de perdre leurs économies.
D'un côté les gens ne veulent pas que l'on utilise de l'argent public pour sauver les pouvoirs financiers privés d'une chute, mais de l'autre côté ils ont besoin de leurs économies, de sorte que le plan, que ce soit avec des modifications, doit s'approuver.
Une solution qui satisfait tout le monde est difficile à trouver, ce qui mène les politiciens, surtout ceux de la Chambre des représentants, à tâter le terrain.
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