Economie

CRISE FINANCIÈRE

Face à la crise, l'Elysée monte au front pour rassurer

30/09/2008

Nicolas Sarkozy a assuré qu'il consacrait "toute son énergie pour organiser une réponse coordonnée à la crise", au terme d'une journée occupée à rassurer sur la santé du système financier français.
Le président français Nicolas Sarkozy. Photo: EFE

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Le président français Nicolas Sarkozy. Photo: EFE

Nicolas Sarkozy, qui a engagé l'Etat dans le sauvetage de Dexia, a assuré mardi qu'il consacrait "toute son énergie pour organiser une réponse coordonnée à la crise", au terme d'une journée largement occupée à rassurer sur la santé du système financier français et sur la détermination de la France à intervenir.

Le président français "consacre toute son énergie pour organiser une réponse coordonnée à la crise, tant au niveau européen que mondial, et (pour) trouver des solutions concrètes au financement des entreprises françaises", a expliqué l'Elysée en fin d'après-midi, après une réunion avec les représentants du patronat européen.

Plan de sauvetage de la banque franco-belge Dexia

Nicolas Sarkozy a commencé au petit matin en décidant d'injecter un milliard d'euros de l'Etat dans le plan de sauvetage de la banque franco-belge Dexia, dont le titre avait perdu 30% lundi après d'importantes pertes sur les marchés américains. La Caisse des dépôts et consignations (CDC) a elle déboursé deux milliards dans le cadre de ce sauvetage de 6,4 milliards d'euros au total.

"Cette décision a été prise pour garantir la continuité du financement des collectivités locales françaises, dont Dexia Crédit Local est le principal prêteur, ainsi que pour contribuer à la sécurité et à la stabilité des systèmes financiers français et européen", a justifié l'Elysée. Incapable de faire face à un manque de liquidités, la société faisait courir "un risque systémique pour le système financier", a ajouté la ministre de l'Economie Christine Lagarde lors d'un point presse.

Au terme d'une rencontre d'un peu moins d'une heure et demie, les dirigeants des principaux groupes sont restés très discrets, se contentant d'un message rassurant distillé par Georges Pauget et Henri de Castries, président du No1 français de l'assurance AXA. "L'ensemble du dispositif français est solide, diversifié et bénéficie du soutien des autorités publiques", a assuré M. Pauget. "Je ne suis pas inquiète pour les banques françaises", a aussi répété Mme Lagarde. "Dans des moments comme ceux-ci qui sont des moments tendus, il ne faut pas paniquer, (...) il y a des pilotes dans l'avion. Les mesures appropriées ont été prises", a ajouté M. de Castries, en référence au sauvetage de Dexia.

L'opposition

La députée socialiste Aurélie Filippetti a ironisé sur un président qui "découvre tout d'un coup les enjeux financiers internationaux". Le porte-parole du PS Julien Dray a demandé l'ouverture d'un débat public sur la question, tandis que les députés communistes et républicains réclamaient la création d'une commission parlementaire ainsi qu'une séance extraordinaire sur la crise.

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