Politique

APRÈS UN AN DE DÉTENTION

Les 3 derniers détenus de l'affaire du Kalaka sont libres

29/09/2008

Askatasuna a annoncé la libération de Xabier Susperregi, Mizel Barnetxe et Pantxo Flores après un an de détention provisoire. Les conditions concrètes de leurs mises en liberté ne sont pas encore connues.
Opération policière contre le bar Kalaka à Saint Jean Pied de Port, septembre 2007. Photo : Eitb

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Opération policière contre le bar Kalaka à Saint Jean Pied de Port, septembre 2007. Photo : Eitb

C'est une nouvelle qui était attendue par leurs familles et leurs proches au Pays Basque depuis la remise en liberté de Cédric Garay samedi dernier : les 3 autres personnes que les juges français relieraient à un attentat contre l'hôtel d'Alain Ducasse en 2006 près de Bidarray (Pays basque) ont été libérées ce soir.

Accusés d'association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste par la justice anti terroriste française et en détention provisoire depuis le 2 octobre 2007, Xabier Susperregi, Mizel Barnetxe et Pantxo Flores avaient été arrêtés dans le cadre de la perquisition du bar basque Kalaka, à St Jean Pied de Port.

Par la suite, ils avaient été placés sous un régime "d'incommunication", dispersés dans l'hexagone avec restriction de visites.

En fin de semaine dernière, ils devaient comparaître devant le Juge des Libertés et de la Détention (JLD) qui devait décider, à la demande des juges d'instruction, s'il prolongeait ou s'il mettait fin à leurs détentions.

Les conditions exactes de remises en liberté, la persistance de mesures d'éloignement ou d'isolement, la nature du contrôle judiciaire ou la date possible d'un procès : ces informations devraient rapidement être éclaircies.

L'association de soutien aux prisonniers basques Askatasuna, qui réclamait leur libération depuis plusieurs mois au motif « qu'aucun élément sérieux » ne montrait leur implication dans ce dossier, avait réuni plus d'un millier de personnes à Saint Jean Pied de Port le samedi 20 septembre pour protester contre leur incarcération.

Askatasuna, qui avait annoncé il y a quelques jours que les quatre suspects devaient comparaitre devant un juge des libertés avant le 2 octobre pour étudier la prolongation de leur détention provisoire, se félicite de ces remises en liberté, même si le caractère "purement politique" de ce dossier maintient la possibilité d'une "injustice présente depuis le début grâce à l'arme la plus puissante de l'Etat français, les lois anti-terroristes".

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