Economie

QUAND RIEN NE VA...

En pleine contagion financière, le chômage repart à la hausse

29/09/2008

Si ces phénomènes ne sont pas obligatoirement liés, les craintes qui pèsent sur l'économie ne devraient pas améliorer une situation de l'emploi que l'on n'avait pas vu autant dégradée depuis 1993.
Le chef de l'Etat français, Nicolas Sarkozy, n'envisage qu'une solution européenne pour sortir son pays de la crise. Photo : EFE

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Le chef de l'Etat français, Nicolas Sarkozy, n'envisage qu'une solution européenne pour sortir son pays de la crise. Photo : EFE

Le gouvernement français tiendra ce lundi une réunion de crise sur la hausse brutale du nombre de chômeurs, dont l'augmentation en août a été la plus forte depuis 15 ans.

Les chiffres du chômage "sont très mauvais, beaucoup plus mauvais que ce qu'on avait avant", dans une fourchette variant "entre 30 et 40.000" chômeurs de plus pour le mois d'août 2008, a annoncé vendredi Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat à l'Emploi. Si ces chiffres se confirment, il s'agira de la plus forte hausse du nombre d'inscriptions à l'ANPE, observée depuis mars 1993.

Cette année là, l'ANPE avait recensé plus de 54.000 chômeurs de plus sur ses listes entre février et mars.

A titre de comparaison, en juillet dernier, la hausse avait été de 0,1% soit 2.100 chômeurs supplémentaires inscrit à l'ANPE en catégorie 1.

Pour le deuxième trimestre 2008, ce taux s'établissait à 7,6% de la population active sur la France entière (7,2% hors DOM), stable par rapport au premier trimestre selon les données fournies par l'INSEE le 4 septembre.

"Il n'y aura pas de miracle"

Le secrétaire d'Etat s'est montré pessimiste pour les mois qui viennent. "On a une situation internationale qui est très dure. Elle va nécessairement avoir un impact sur la situation de l'emploi et du chômage", a-t-il déclaré.

M. Wauquiez a aussi fortement dénoncé les 4.900 suppressions de postes prévues par Renault en France.

"Le plan de Renault tel qu'il est présenté aujourd'hui n'est pas acceptable" a-t-il insisté, "alors même qu'ils font des bénéfices".

"Je ne peux pas accepter qu'on ait un groupe qui laisse une terre brûlée derrière (lui), sans s'occuper de ce qui se passe pour les emplois qu'ils ont détruits". M. Wauquiez a fustigé le plan de départ volontaire mis en place par l'entreprise. "La réalité, c'est qu'on pousse les seniors vers la porte, et que derrière, on sait très bien qu'ils auront du mal à retrouver un job", a-t-il affirmé.

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