Politique

PRESENTATION DU BUDGET 2009

Equilibre financier et promesses électorales revus à la baisse

26/09/2008

Le gouvernement ne prévoit de stabiliser le déficit public qu'à partir de 2009, mais sans pour autant revenir à l'équilibre en 2012. Les mots "rigueur" et "récession" restent absents du discours officiel.
La présentation aux parlementaires du budget 2009 effectuée dans un climat très tendu. Photo : EFE

agrandir image

La présentation aux parlementaires du budget 2009 effectuée dans un climat très tendu. Photo : EFE

Privé de ses maigres marges de manoeuvre financières par la crise et une croissance prévue entre 1 et 1,5% en 2009, le gouvernement a finalement renoncé à réduire les prélèvements obligatoires et les déficits l'an prochain.

Le ministre du Budget Eric Woerth a confirmé aujourd'hui que le déficit budgétaire 2008 sera "plus important" que prévu, "aux alentours" de 49 milliards d'euros, et atteindra 52 milliards d'euros dans le budget 2009, que le gouvernement s'apprête à présenter ce vendredi.

"On prévoyait à peu près 41,4 milliards d'euros de déficit" pour 2008, a rappelé M. Woerth. "Il sera plutôt aux alentours de 49" a-t-il indiqué. Le déficit budgétaire atteindra "52 milliards d'euros" en 2009, a-t-il ajouté.

Selon lui, cet écart d'environ huit milliards d'euros s'explique "par une diminution des recettes fiscales" d'environ cinq milliards d'euros, et par "une augmentation des charges d'intérêt de la dette", l'inflation ayant été forte en 2008. La dépense publique "est extrêmement bien maîtrisée", a-t-il tenu à souligner.

L'objectif du gouvernement implique aussi que la pression fiscale sur l'ensemble de l'économie française ne s'allègera pas. Le taux de prélèvements obligatoires passerait seulement de 43,3% du PIB fin 2008 à 43,2% en 2009. Il stagnerait à ce niveau jusqu'en 2012.

Le président Nicolas Sarkozy avait pourtant promis lors de sa campagne électorale qu'il ramènerait ce taux à la moyenne des pays de l'UE, soit environ 40% du PIB.

Pour Didier Migaud, Président socialiste de la Commission des Finances de l'Assemblée nationale Didier Migaud estime que le projet de budget 2009 présenté vendredi "est en complet décalage avec le discours présidentiel" de Toulon et confirme "l'abandon des promesses électorales de 2007" de Nicolas Sarkozy.

La France ne donnera pas l'exemple à l'Europe

Le déficit public atteindra 2,7% du PIB en 2009, soit le même niveau qu'en 2008, a-t-il précisé. "C'est dans ce contexte extraordinairement incertain une performance de l'Etat français qui peut être rassurante" a-t-il estimé.

En termes de déficit public (Etat, sécurité sociale et collectivités locales), cela signifie que la France ne pourra pas tenir les engagements pris auprès de ses partenaires européens sur un retour à l'équilibre au plus tard en 2012.

Evoquant le chiffre du chômage, le ministre a affirmé que la progression de la masse salariale allait "se ralentir". "Vous ne pouvez pas avoir 1% de croissance et continuer de créer des emplois. Il faut plus de croissance pour créer des emplois" a-t-il affirmé.

Partager:

  • Wikio
  • Scoopeo
  • Mr Wong
  • Stumble Upon
  • Twit this
  • Google Bookmarks
  • Technorati
  • Del.icio.us
  • Digg
  • Tomateo
  • Additious

Rechercher articles

Dernier bulletin météo de Radio Euskadi

© eitb24 - 2009
Tous droits réservés