25/09/2008
Les gardes à vue des personnes interpellées mercredi matin dans l'opération policière contre la mouvance nationaliste basque ont été prolongées jeudi matin de 24 heures.
Les policiers ont également effectué de nouvelles perquisitions, comme celles réalisées hier dans le local de Batasuna à Bayonne et aux domiciles des personnes interpellées. Les enquêteurs ont continué ce matin les perquisitions des bureaux de Batasuna, a-t-on pu constater sur place.
Alors que plusieurs personnes sont entendues dans le cadre d'une information judiciaire ouverte suite à l'attentat commis le 11 juin 2006 contre le complexe hôtelier d'Alain Ducasse à Bidarray, d'autres militants sont interrogés par la police saisie d'une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris à la suite d'informations transmises par le juge espagnol Baltasar Garzon sur des transferts illicites de fonds du parti communiste des terres basques (EHAK) à destination de personnes physiques résidant au Pays Basque nord. EHAK est l'un des deux partis basques récemment interdits en Espagne.
C'est dans ce dossier que les policiers ont effectué une perquisition dans le local de Batasuna, le parti indépendantiste basque autorisé en France, mais interdit en Espagne pour ses liens présumés avec l'ETA.
Askatasuna a dénoncé une "rafle contre Batasuna". Des centaines de personnes ont manifesté dans plusieures communes du Pays Basque (Bayonne, St-Jean-Pied-de-Port, Larceveau, Urrugne, Saint-Pée-sur-Nivelle, Bonloc, Mauléon) pour dénoncer cette opération.
Par ailleurs, les deux membres présumés de l'ETA interpellés mardi matin à Trélins (Loire) en possession de deux armes de poing étaient également toujours en garde à vue jeudi matin, selon une source judiciaire.
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