Politique

RÉACTIONS AU PAYS BASQUE

Des voix demandent de préserver "les ponts" de la nation basque

24/09/2008

"Le droit de vivre ensemble" pour le député UMP Max Brisson de Biarritz ; la "criminalisation de ceux qui construisent Euskal Herria" pour le mouvement Pro Amnestia à Donosti-San Sebastian. Quelques réactions.
Représentants du mouvement Pro Amnistia : Iñigo Elkoro y Juankar Alduntzin. Photo : EFE

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Représentants du mouvement Pro Amnistia : Iñigo Elkoro y Juankar Alduntzin. Photo : EFE

Battite Amestoy, élu abertzale d'Ustaritz, a tenu à défendre ces "ponts" qui permettent à des citoyens de traverser leurs divergences. "Ce n'est pas l'interdiction de revues de presses, de partis politiques ou d'association qui nous permettront de discuter ensemble. Nous avons besoin de ces ponts pour continuer le dialogue".

Les réactions locales des grands partis politiques français sont bien rares, aujourd'hui : l'un des rares à s'être exprimé est Max Brisson, Président de l'Office Public de la Langue Basque, et Conseiller général UMP des Pyrénées Atlantiques.

Déclarant ne pas en savoir guère plus sur les raisons ayant justifié ces arrestations, il a tenu à demander aux autorités policières de conserver la possibilité de "vivre ensemble au Pays Basque de France", en veillant à ne pas alimenter de façon spectaculaire les opérations policières dans un pays marqué par "une tradition de la tolérance".

Déclaration du mouvement Pro Amnistia à Donosti

Des représentants du Mouvement Pro Amnistía aujourd'hui à Donosti-San Sebastián ont souhaité dénoncer "la conjonction d'intérêt des Etats français et espagnol contre la gauche abertzale".

Pour eux, la seule cupabilité des 300 personnes "trainées dans les dernières arrestations, dans l'illégalisation des partis basques d'Euskadi ANV, EHAK, du mouvement Gestoras Pro Amnistía, c'est de "travailler à la construction de la nation basque d'Euskal Herria, dans les domaines social, institutionnel, culturel, politique et de la communication".

Une procédure que l'Etat français "appuie", ce qui augmente "la préoccupation face au futur" : "ce sont des milliers de personnes qui sont dans la ligne de mire de cette attaque répressive", en multipliant "les grains de sable dans la construction constitutionnel d'Euskal Herria".

"Donner son opinion, se rassembler, manifester ou être élu est un délit quand on est en faveur de la nation basque. La défense des prisonniers, la gestion de gaztetxes ou le projet politique indépendantiste, tout cela est converti en délit"", ont-ils ajouté.

"Le peuple revendique, unanimement, la démocratie et les valeurs qui l'accompagnent", poursuit le porte-parole de Pro Amnistia

Pour défendre "les droits civils et politiques, la liberté d'opinion, de vote, de rassemblement et de manifestation, pour que disparaisse les lois spéciales et le poids de l'Audience Nationale, popur mettre fin au vio constant et systématique de ces droits", le gouvernement appelle à une grande manifestation le 4 octobre prochain à Bilbao.

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