International

AU NOM DES 27 ETATS DE L'UE

Nicolas Sarkozy plaide pour un "capitalisme régulé"

23/09/2008

Devant l'Assemblée générale de l'ONU, Nicolas Sarkozy a proposé à ses pairs de se réunir avant la fin de l'année pour "réfléchir ensemble aux leçons à tirer" de la "plus grave crise financière depuis les années 1930".
Le président français s'exprimait au nom des 27 Etats-membres européens en tant que président du Conseil européen. Photo: EFE

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Le président français s'exprimait au nom des 27 Etats-membres européens en tant que président du Conseil européen. Photo: EFE

Le président français Nicolas Sarkozy a invité mardi les dirigeants des pays "les plus directement concernés'' à se réunir avant la fin de l'année pour tirer "leçons (...) de la crise financière la plus grave qu'ait connue le monde depuis celle des années 30''.

"Ma conviction, c'est que le devoir des chefs d'Etat et de gouvernement des pays les plus directement concernés est de se réunir avant la fin de l'année pour réfléchir ensemble aux leçons à tirer de la crise financière qui est la plus grave qu'ait connue le monde depuis celle des années 30'', a déclaré M. Sarkozy devant la 63e assemblée générale des Nations unies à New York.

Le président français, qui s'exprimait au nom des 27 Etats-membres européens en tant que président du Conseil européen, n'a pas précisé à qui s'adressait son invitation ni quel pourrait être le format de cette réunion internationale. Surtout, il n'a avancé aucune proposition immédiate pour résorber la crise financière qui s'est emballée depuis la semaine dernière.

Il a demandé aux dirigeants de "gérer collectivement les crises les plus aiguës, que nul, pas même les plus puissants d'entre nous, ne peut résoudre seul''. "Pour moraliser le capitalisme financier, nous ne pouvons pas attendre'', a-t-il avancé.

Le président français a plaidé pour la reconstruction d'un "capitalisme régulé'', dans lequel les banques renoncent à la spéculation, régi par des règles prudentielles permettant "d'amortir les chocs au lieu de les aggraver''. Il a aussi renouvelé son souhait que "ceux qui mettent en danger l'argent des épargnants soient sanctionnés et assument enfin leurs responsabilités''.

Nicolas Sarkozy propose "un espace économique commun" entre la Russie et l'UE

D'autre part, Nicolas Sarkozy a proposé mardi la création d'un ``espace économique commun qui unirait la Russie et l'Europe''.

"Pourquoi donc ne pas construire, à l'échelle de tout le continent, espace économique commun qui unirait la Russie et l'Europe?'', a-t-il proposé au cours de son allocution devant la 63e assemblée générale des Nations unies à New York.

"C'est parce qu'elle veut la paix que l'Europe dit à la Russie qu'elle veut avoir avec elle des liens de solidarité, (...) un avenir partagé'' et qu'elle souhaite ``être son partenaire'', a déclaré le président français.

"Mais l'Europe dit à la Russie, avec la même sincérité qu'elle ne peut pas transiger sur le principe de la souveraineté, de l'indépendance des Etats, de leur intégrité territoriale, et du respect du droit international'', a-t-il ajouté dans une allusion à la reconnaissance par Moscou de l'indépendance des deux provinces séparatistes géorgiennes d'Ossétie du sud et d'Abkhazie. L'Europe "ne peut pas accepter le recours àla force pour régler un différend'', a-t-il poursuivi, à l'adresse de "tous les Etats''.

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