22/09/2008
Jacques St Martin n'est pas un inconnu à Bayonne : ancien Président de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Bayonne (Pays basque nord) de 1975 à 1991, il en est toujours Président honoraire.
Ce matin, en réunissant devant la presse le "Cercle de Burruntz", Jacques St Martin souhaitait intervenir sur ce sujet sensible pour lequel les élus, les associations qui s'y opposent, et les sociétés Réseau Ferré de France et la SNCF ne trouvent pas de point d'accord.
L'opposition au budget très important que représentera la rénovation des lignes existantes s'est concrétisée il y a peu avec le rassemblement symbolique sur un pont à Hendaye entre le mouvement AHT Gelditu (Abiadura Handiko Treina Gelditu, Arrêtez le Train à Grande Vitesse) implanté en Euskadi, et les défenseurs des lignes existantes qui se retrouvent notamment au sein du CADE (Collectif des associations de défense de l'environnement du Pays Basque).
Aujourd'hui, le constat fait par le "Cercle de Burruntz" rejoint en deux points les analyses existantes.
L'inutilité du projet, et son coût pharaonique
Entre Bayonne et Hendaye circulent aujourd'hui 500 personnes en train, contre environ 60.000 en voiture. Et si 53 trains quotidiens circulent aujourd'hui, les lignes existantes pourraient sans difficulté accueillir 264 convois en l'état.
L'argument de Réseau Ferré de France (RFF), sur la nécessité d'intervenir sur un réseau saturé, ne tiendrait pas debout, d'après le "Cercle de Burrintz".
Par contre, les travaux préconisés- et actuellement en cours de validation au niveau de la Région Aquitaine - porterait sur un coût de 1 milliard d'euros pour le seul tronçon entre Bayonne et Hendaye.
Une dette publique largement supérieure aux premières études officielles, pour un gain de temps qui n'en vaudrait pas la chandelle : entre le TGV qui y roulerait à 220 kms et les nouvelles motrices d'Alstom qui le parcourrait à la vitesse de 360 kms, la faible distance de 40 kms n'aurait quasiment aucune incidence pour les voyageurs (seule le tronçon Tours - Bordeaux aurait une réelle réduction de temps de transport).
A quelques semaines des derniers arbitrages, nul doute que cette contribution ne sera pas perçue avec le sourire par une structure comme RFF : récemment, ils admettaient publqiuement que les études indépendantes menées par le CADE n'étaient pas "farfelues".
Si l'analyse, au final, commence à concilier tous les protagonistes, chacun tire encore ses propres conclusions : éloignées... ou contradictoires.
Jacques St Martin, auteur en 2007 du livre "Un déraillement - LGV Bayonne-Frontière"
Préface du livre, sorti chez les Editions Atlantica :
"Une sous-information systématique et une argumentation chatoyante ont permis à la SNCF d'obtenir l'accord d'élus du Pays basque sur son projet de LGV inutile entre Bayonne et la frontière. Ce livret décrit la campagne d'intoxication dont ils ont été l'objet, les manipulations statistiques et les prévisions aberrantes qui expliquent leur attitude. Il donne aussi une série d'exemples concrets et de "clés" dont chacun pourra très facilement vérifier la réalité sur place, à Cambo comme à Ascain, Bidart ou Biarritz. Il pourra intéresser ceux qui n'aiment pas qu'on les prenne pour des imbéciles ou s'inquiètent du gaspillage de l'argent public, c'est-à-dire le leur !"
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