20/09/2008
Le comité de soutien aux prisonniers basques Askatasuna a lancé un nouvel appel aux autorités françaises leur exigeant de mettre un terme à l’application des mandats d’arrêts européens contre les "militants politiques".
Lors d’une conférence de presse à Bayonne, Askatasuna s’est adressé à la "société civile" et aux "autorités françaises qui ont remis des dizaines de personnes poursuivies uniquement pour leurs activités politiques."
La justice espagnole a interdit Askatasuna en Pays Basque sud, alors que vingt et un dirigeants du comité, dont Juan Maria Olano, Julen Celarain et Aitor Jugo, ont été condamnés à des peines de prison.
Une quarantaine de personnes ont soutenu la déclaration lue par Battitt Amestoy et Koko Abeberry, une déclaration qui dénonce les poursuites judiciaires que souffrent en Pays Basque sud des membres de mouvements politiques et associatifs basques. Les signataires exigent la fin de l’application des mandats d’arrêts européens. Ils feront circuler leur pétition parmi les agents sociaux et politiques du Pays Basque.
Zigor Goieskoetxea, membre de Batasuna, interdit en Espagne, Jon Goio, membre du parti basque EHAK et Xarlo Etxezaharreta, membre d’Udalbiltza, étaient présents à la conférence de presse. Les deux premiers font l’objet d’un mandat d’arrêt européen, alors que le troisième est jugé pour son intégration à Udalbiltza.
Ils refusent de comparaître devant l’Audience Nationale, la plus haute instance pénale espagnole, où le juge Baltasar Garzon leur veut interroger dans le cadre d’une enquête sur transferts de fonds. Leurs comptes bancaires ont été gelés depuis le mois d’avril à la demande de la justice espagnole.
Dernier bulletin météo de Radio Euskadi