Politique

QUATRE ANS APRÈS LES FAITS

Procès à Paris contre les bases arrières supposées de l'ETA

15/09/2008

Le tribunal correctionnel de Paris juge, à partir de ce lundi, 18 hommes et femmes soupçonnés d'avoir recruté puis formé des commandos de réserves de l'organisation armée basque ETA.
Le Tribunal de Paris. Photo : EFE

agrandir image

Le Tribunal de Paris. Photo : EFE

Le procès qui s'est ouvert aujourd'hui sous haute surveillance policière devant la 10e chambre du tribunal correctionnel de Paris a pour cadre des arrestations effectuées en juin 2004 de quatre membres supposés appartenir à l'organisation armée ETA.

Parmi les quatre personnes arrêtées le 17 juin 2004 à Limoges se trouve Ignacio Lopez de Vergara Astola, considéré par la justice française comme le chef d'un groupe actif de recrutement, interpellé en compagnie de trois autres personnes. Quatre autres membres présumés de l'ETA étaient interpellés le même jour à Angers et au Mans.

La police avait considéré à l'époque avoir décapité les commandos de réserve qui sont chargés de cacher les activistes en fuite, mais aussi de préparer et de faciliter les séjours en France de futurs activistes de l'ETA.

Outre l'entraînement pour passer à l'action armée, ils leur trouvaient des logements, des véhicules et organisaient des cours de langue française.

Les arrestations dans le Nord de la France semblaient confirmer à l'époque que l'ETA cherchait à étendre sa base arrière française au-delà du Sud-Ouest où se cachaient traditionnellement les membres et sympathisants de l'organisation armée.

Lundi, le président Philippe Vandingenden a effectué l'appel des dix-huit prévenus, dont onze (neuf hommes et deux femmes) sont détenus.

Un seul des 7 prévenus libres s'est présenté. Tous ont exigé la présence d'un interprète en langue basque. "Vous n'en avez visiblement pas besoin", a ironisé le président face aux prévenus qui l'ont tous interpellé en français. "Oui, mais c'est notre droit", lui ont rétorqué les détenus.

"Si vous voulez rester à cette audience, merci de ne pas répéter dix fois la même chose", a insisté le magistrat avant d'égrener les chefs de poursuites, essentiellement l'association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, la détention d'armes, de faux documents, de véhicules volés et de fausses plaques d'immatriculation.

Partager:

  • Wikio
  • Scoopeo
  • Mr Wong
  • Stumble Upon
  • Twit this
  • Google Bookmarks
  • Technorati
  • Del.icio.us
  • Digg
  • Tomateo
  • Additious

Rechercher articles

Dernier bulletin météo de Radio Euskadi

© eitb24 - 2009
Tous droits réservés