26/08/2008
Depuis le 23 août, les Pyrénées-Atlantiques, de même que les Landes, le Gers et les Hautes-Pyrénées, sont entrés, par arrêté ministériel, dans la zone réglementée vis-à-vis du sérotype 8 de la Fièvre catarrhale ovine (FCO). Ces quatre départements étaient déjà réglementés vis-à-vis du sérotype 1.
"La vaccination FCO 8 est obligatoire pour les bovins d’élevage ou d’engraissement destinés à l’exportation, elle est facultative pour les autres ruminants", explique la Préfecture des Pyrénées-Atlantiques dans un communiqué.
Par ailleurs, la détection de nouveaux foyers dus au sérotype 1 de la maladie a entraîné une modification du périmètre dit 'interdit' au regard de ce sérotype qui couvre à présent l’ensemble du département des Pyrénées-Atlantiques.
Dans ce périmètre, les ruminants doivent faire l’objet de mesures de désinsectisation régulières, dans le cadre d’une prescription vétérinaire.
Rappelons que la fièvre catarrhale ne touche que les ruminants. Elle n'affecte pas l'homme et n'inspire donc aucune inquiétude ni pour la population, ni pour le consommateur ; les produits animaux, viande et lait, ne présentent aucun risque.
Le tarif de vaccination n'est pas du goût des syndicats
Comme le vaccin FCO 1, le vaccin FCO 8 est fourni gratuitement grâce à un financement de l’Union européenne complété par la France. L’acte vaccinal est subventionné selon les mêmes règles pour les sérotypes 1 et 8 (2 € pour la vaccination d’un bovin, 0,75 € pour la vaccination d’un petit ruminant, plafonnés à 50% du coût par animal).
A noter que, l’Union européenne ne participant à la vaccination que contre un seul sérotype, la subvention aux éleveurs pour la vaccination contre le 2ème sérotype (FCO 8) est prise en charge par le gouvernement français.
Les syndicats ont dénoncé à plusieurs reprises ces tarifs de vaccination et ont demandé la réouverture de la négociation. Bien qu'ils ne payent pas les vaccins mêmes, ils prennent en charge une partie du coût de l'acte vaccinal, notamment les frais de déplacement et l'injection du vaccin de la part des vétérinaires, un montant qu'ils considèrent comme disproportionné.
Pour les paysans qui se voient obligés de vacciner, non seulement pour protéger leurs animaux, mais aussi pour contenir le développement de la maladie, il est "inadmissible que l'Etat ne prenne pas entièrement à sa charge le coût de la vaccination", estime le syndicat Euskal Herriko Laborarien Batasuna (ELB).
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