30/07/2008
Présentation du film
Le film Une saison sans pop-corn nous plonge pendant un an dans les coulisses d'un cinéma de quartier à Bayonne : l'Atalante. Un petit cinéma de quartier comme vous ne l'avez jamais vu, l'envers d'un décor que beaucoup d'entre nous rêvent secrètement de découvrir.
Le tournage aura duré 16 mois : après un an de montage, le réalisateur, Gaël Mocaer, a désormais terminé le film (durée 1h30, sortie dans les salles françaises prévue début 2009)
L’Atalante, c’est un cinéma de quartier géré par une association à but non lucratif qui, toute l’année, propose une sélection de films art et essai du monde entier, c'est-à-dire "des films que l'on ne voit pas partout".
Inaugurée en 1913 (c'est la plus ancienne salle encore ouverte en Aquitaine), il n'a eu de cesse de donner un sens concret au mot "cinéma". Honorée en 2003 comme "Salle de cinéma de l'année", sa reconnaissance professionnelle va de pair à un profond attachement des spectateurs pour cette salle.
Selon Ramuntxo Garbisu qui fut son Directeur pendant 14 ans, " L'Atalante, c'est avant tout des personnes comme vous et moi qui luttent pour une passion. Et qui défendent une idée différente que celle des bunkers en béton où le spectateur est élevé en batterie avec du pop-corn".
C'est sans doute toujours trop tôt pour parler du passé de nos salles de cinéma : Une saison sans popcorn évoque ce combat quotidien pour prolonger notre plaisir de se rendre dans ces salles obscures.
Le projet du film, décrit par le réalisateur Gaël Mocaer
Tout mon projet tournait autour de cette question : que se passe-t-il dans une salle de cinéma quand les portes de la salle se referment ? Quand les personnes qui vous ont accueilli à l’entrée repartent dans leurs tâches quotidiennes ? Dans leurs certitudes ? Ou dans leurs doutes…
Je n’avais pas la réponse à cette question et le film n’apporte pas obligatoirement une réponse, au contraire. Je sais juste qu’elle renvoie à bien d’autres questions, sur lesquelles on peut discuter, avec générosité parce cette salle de cinéma en est pétrie, avec un peu de tension aussi, quand on parle de diversité culturelle, d’engagement, de la place que chacun d’entre nous accorde à la culture, à la différence…
Aujourd’hui, avant même de le considérer comme un film français, je suis persuadé que ce documentaire parlera à tous ceux qui, dans leurs professions, dans leurs vies quotidiennes, se posent aussi ce genre de questions.
Et je suis convaincu que, de par le monde, l’histoire de "ces drôles de basques dans leur salle de cinéma" (comme je l’ai déjà entendu) sera ressentie fraternellement.
Le film peut commencer une nouvelle aventure désormais, celle de l’histoire de tous ceux qui l’auront vu.
Le projet du NO POPCORN TOUR
La première projection publique du film aura lieu le 5 août à l’autre bout du monde, au Nord du Chili, lors du Festival d’Antofagasta.
Puis viendront d’autres rendez-vous avec les spectateurs de Bristol (Angleterre), Varsovie (Pologne), Sarajevo (Bosnie), Téhéran (Iran), Ramallah (Palestine). En attendant les réponses de Tanger, de Bruxelles, de Gand, de Bilbao...
Chaque fois, une petite vidéo sera proposée sur le site d’Eitb24, pour voir les réactions, et, on espère, les convergences entre tous ces peuples.
Quelques renseignements
Site du film en anglais
Site du film en espagnol
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