15/07/2008
"L'Irlande devra revoter" sur le traité de Lisbonne, a déclaré mardi Nicolas Sarkozy devant les députés UMP reçus à l'Elysée, selon un participant.
Le président français a ajouté qu'il "mettrait son veto" à tout élargissement de l'UE tant qu'elle n'est pas dotée de nouvelles institutions.
Les Irlandais ont replongé l'Union européenne dans la crise institutionnelle en votant "non" au traité de Lisbonne le 12 juin dernier. Chargé de dénouer la crise en tant que président en exercice du conseil européen, M. Sarkozy a dit la semaine dernière devant le Parlement européen qu'il espérait proposer "une solution en accord avec le gouvernement irlandais, soit au mois d'octobre, soit au mois de décembre". Il est attendu lundi prochain à Dublin pour "dialoguer" avec les Irlandais.
Si un deuxième référendum est la seule solution évoquée par Paris depuis le 12 juin, c'est la première fois que M. Sarkozy en parle ouvertement. Selon "Le Monde", une des solutions pour faire revoter l'Irlande serait de renoncer à la réduction de la taille de la Commission, prévue en 2009. Chacun des Vingt-sept, dont l'Irlande, garderait son commissaire.
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