
09/07/2008
L'unité d'élite des Gardiens de la Révolution ont procédé à neuf tirs de missiles à longue et moyenne portées dans le cadre d'un exercice militaire dans le Golfe arabo-persique.
La télévision d'Etat iranienne a précisé que ces tirs ont eu lieu tôt mercredi pour répondre aux craintes iraniennes sur une possible attaque américaine ou israélienne.
Parmi les missiles tirés se trouvait une nouvelle version du "Shahab-3" d'une portée de 2.000km, c'est-à-dire susceptible d'atteindre Israël ou des bases américaines au Proche-Orient.
Tension accrue entre l'Iran et Israël
Le général Hossein Salami, commandant des unités aériennes du corps d'élite des Gardiens de la Révolution, a déclaré que l'exercice visait à "prouver notre détermination et notre puissance contre des ennemis qui ces dernières semaines ont menacé l'Iran avec des mots durs". "Nos mains sont toujours sur la gâchette et nos missiles sont prêts au lancement", a-t-il ajouté, cité par l'agence de presse officielle IRNA.
Mardi, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad avait qualifié de "plaisanterie" l'éventualité que les Etats-Unis ou Israël préparent une attaque contre son pays. "Je vous assure qu'il n'y aura pas de guerre", a-t-il dit.
Les Américains y voient une raison de plus pour leur bouclier antimissile
La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, qui se rendait en Bulgarie mercredi, a estimé que les essais apportaient "la preuve que la menace des missiles n'est pas imaginaire". "Ceux qui disent qu'il n'existe pas de menace des missiles iraniens contre laquelle nous devrions mettre en place un système de défense antimissile devraient en parler aux Iraniens", a-t-elle lancé, faisant allusion au projet de bouclier antimissile de Washington.
Les Etats-Unis veulent en effet installer un bouclier de défense antimissile en Pologne et en République tchèque pour se prémunir d'une éventuelle attaque iranienne. La Russie considère ce projet comme une tentative d'affaiblir son dispositif de dissuasion nucléaire.
Le candidat démocrate à la présidentielle Barack Obama a estimé que l'exercice iranien montrait la nécessité d'une diplomatie directe avec Téhéran, mais également de nouvelles menaces de sanctions économiques et d'incitations envers le régime iranien pour qu'il change de politique.
Le porte-parole du gouvernement israélien, Mark Regev, a assuré que l'Etat hébreu ne "voulait pas d'hostilité et de conflit avec l'Iran". Toutefois, a-t-il ajouté, "il est clair que le programme iranien de missiles balistiques est une cause de grave préoccupation".
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