
09/07/2008
Nicolas Sarkozy assistera aux cérémonies d'ouverture des Jeux olympiques de Pékin, ont confirmé les services de l'Elysée mercredi. Pourtant, le dialogue entre la Chine et le dalaï lama semble au point mort.
La décision du président français a été rendue publique après une rencontre avec le président chinois Hu Jintao, au matin de la journée de clôture du sommet du G8 à Toyako, sur l'île japonaise d'Hokkaïdo.
Les services de l'Elysée ont déclaré que Nicolas Sarkozy a "confirmé son intention" d'assister aux cérémonies d'ouverture des JO le 8 août prochain à Pékin en tant que président français et président en exercice de l'Union européenne.
Suivant l'exemple de George W. Bush
Sarkozy suit donc l'exemple de son homologue américain, George W. Bush. La Maison Blanche avait annoncé jeudi que George W. Bush assisterait à la cérémonie d'ouverture des JO. D'autres grandes puissances, par contre, ne seraient pas présentes.
Ni la chancelière allemande Angela Merkel ni le Premier ministre canadien Stephen Harper ne seront aux cérémonies d'ouverture des Jeux de Pékin. Le Premier ministre britannique Gordon Brown, de son côté, a annoncé qu'il ne serait pas présent à Pékin pour la cérémonie d'ouverture, mais qu'il serait présent pour la clôture dans la mesure où la prochaine ville accueillant les JO sera Londres.
Qu'en est-il du dialogue entre la Chine et le Dalaï lama?
Nicolas Sarkozy avait conditionné sa venue au progrès dans les pourparlers entre les autorités chinoises et le Dalaï-lama. Selon Sarkozy, ces pourparlers "progressent bien". Un émissaire du Dalaï lama, Lodi Gyari, s'était pourtant déclaré "déçu" par ses discussions avec la Chine...
Et une possible rencontre entre le Dalaï lama, lors de sa visite en France au mois d'août, et M. Sarkozy ne semble pas plaire non plus aux autorités chinoises.
L'ambassadeur de Chine à Paris a mis en garde la France contre une rencontre entre Nicolas Sarkozy et le Dalaï-lama qui aurait des "conséquences graves" sur les relations entre les deux pays, révèle "Le Figaro" dans son édition de mercredi.
En balance: les contrats portant sur la vente de 56 rames de TGV et de plus d'une centaine d'Airbus, selon "Le Figaro" qui cite des diplomates chinois en poste à Paris. L'un de ces diplomates cité par le quotidien déclare qu'"on ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre".
Dernier bulletin météo de Radio Euskadi