28/06/2008
Il se dit que les deux hommes s'apprécient, mais sans que cela ne signifie pour autant que toutes les divergences s'estompent. Notammenr sur la "forteresse Europe" consolidée par la peu consensuelle "directive retour".
Ce vendredi, le Premier ministre français, François Fillon, a rencontré son homologue espagnol, Jose Luis Zapatero. Mais aucun texte de compromis n'a pu être publié à l'issue de la rencontre
Entre la France et l'Espagne, "il n'y a pas de divergences de fond puisque ce qu'on veut c'est que l'immigration légale soit renforcée, que l'immigration illégale soit combattue, que l'Union européenne soit plus active dans les programmes de coopération", a dit le Premier ministre français lors d'une conférence de presse au siège du gouvernement de la province d'Aragon.
Autre version entendue, elle aussi en termes diplomatiques soigneusement choisis : "Il reste encore un peu de chemin à parcourir et des thèmes à discuter", a déclaré José Luis Rodriguez Zapatero
Les points de blocage
Madrid s'oppose à l'idée française d'un "contrat d'intégration" unique par lequel les immigrés s'engageraient notamment à apprendre la langue et respecter les valeurs des pays dans lesquels ils s'installent.
C'est donc le ministre français de l'Immigration, Brice Hortefeux, qui devrait se rendre la semaine prochaine en Espagne pour poursuivre les discussions afin de trouver un compromis : l'immigration est l'une des priorités de la présidence française de l'Union européenne qui débutera mardi.
Le Pacte européen doit être adopté lors du sommet de Bruxelles en octobre.
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