22/06/2008
"Sous le coup d'une interdiction définitive du territoire français décidée par un arrêt de la cour d'appel de Paris", la victime a été trouvée sans vie par l'un des co-détenus. Sa route s'est arrêtée hier après-midi, dans le secteur CRA2 du centre de rétention de Vincennes.
Agé de 41 ans, ce retenu tunisien aurait été victime d'un arrêt cardiaque. Le Samu et les pompiers intervenaient alors, dans une atmosphère de gaz lacrymogènes employés par les forces de l'ordre pour disperser les autres détenus.
L'opacité des informations qui sortaient du centre n'a pas permis d'élucider les circonstances exactes de cet incident.
Avant que ne tombe le communiqué officiel de la police : "La préfecture de police de Paris dément qu'à l'annonce du décès des incidents aient éclaté à l'intérieur du centre. Les retenus ont simplement voulu connaître la situation".
A l'annonce du décès hier, les autres retenus "ont légitimement souhaité connaître la situation précise mais les centres sont demeurés globalement calmes toute la soirée, malgré la tentative d'incendie d'un matelas", reconnaissait la préfecture.
Ce dimanche, à 15h45, un important incendie ravageait le centre de rétention.
Le feu se serait déclaré en deux endroits distincts des deux centres CRA 1 et 2.
Les deux centres, gravement endommagés, ont dû être évacués, dans une ambiance tendue, vers le gymnase de l'école de police toute proche.
La police admet aujourd'hui que l'incendie pourrait avoir un lien avec une manifestation de protestation organisée au lendemain du décès du retenu tunisien.
Un policier du syndicat Alliance a déclaré: «Ca fait un moment qu’on pressentait ça, ce centre est prévu pour 120 personnes, il en accueille actuellement 280, le manque d’effectifs policiers est criant».
Convergence dramatique du double effet d'une "directive retour" dont l'Etat français s'honore et et d'une surpopulation carcérale que les députés ne souhaitent pas pour l'instant prendre à bras le corps.
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