
18/06/2008
Le "non" des Irlandais au traité de Lisbonne "pose à l'Europe un défi". Il "nous somme de réanimer la flamme dangereusement vacillante de l'Europe", a dit le Premier ministre.
"Le moment venu, il nous faudra voir comment obtenir l'indispensable ratification de tous", a-t-il noté, en réaffirmant "l'adhésion de fond" de la France à ce traité. "Cela pourra prendre du temps", mais "ce traité est meilleur que celui de Nice".
Priorités de la France pour les 6 prochains mois
"Après le référendum irlandais, les priorités de la présidence française se révèlent plus pertinentes que jamais", a-t-il estimé. "L'objectif doit être de répondre aux préoccupations concrètes des citoyens européens".
C'est pourquoi Paris compte remettre sur la table sa proposition d'un plafonnement de la TVA au-delà d'un certain seuil du prix du pétrole. "L'Union européenne, si elle veut être mieux entendue par les peuples, doit prendre l'habitude, avant de répondre 'non' aux questions qui sont posées, d'étudier les sujets (...) pour dégager des solutions", a grincé M. Fillon.
Sur le dossier climatique, l'objectif de Paris est d'obtenir "d'ici à la fin de cette année un plan précis de réduction des émissions de gaz carbonique et de développement des énergies renouvelables", a-t-il détaillé. "Les décisions que nous allons prendre sous la présidence française sont de nature à permettre ou à ne pas permettre un accord à Copenhague" en 2009, a-t-il averti.
Les autres "priorités" françaises sont l'ouverture des discussions sur l'avenir de la Politique agricole commune, la conclusion d'un "Pacte européen sur l'immigration" et une relance de l'Europe de la défense.
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