03/06/2008
Sans surprise, la quasi-totalité des députés UMP et la majorité du Nouveau centre ont voté pour. Le PS, qui veut pousser le gouvernement à faire des concessions d'ici l'adoption définitive du texte, a exprimé un "non d'attente". Le PCF et les Verts ont voté contre.
Dans les deux camps, l'unité n'a toutefois pas été totale. Treize députés UMP défenseurs de la Ve République ont voté contre et cinq se sont abstenus. A gauche, Jack Lang, vice-président de la commission Balladur qui a préparé la réforme, n'a pas participé au vote. Les 10 radicaux de gauche se sont abstenus.
Le texte sera examiné à partir du 17 juin par le Sénat, avant une deuxième lecture devant chaque assemblée. Les parlementaires devront être convoqués en Congrès, en principe le 21 juillet, pour entériner la réforme.
Contrairement au vote en première lecture, la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés sera requise au Congrès, ce qui nécessite le soutien ou au minimum l'abstention des socialistes.
François Fillon a donc exhorté une nouvelle fois mardi le PS à voter la réforme, qui donne de nouveaux pouvoirs au Parlement et aux citoyens en contrepartie de la possibilité pour le chef de l'Etat de s'exprimer devant le Parlement. Il a mis en avant les 107 amendements adoptés durant les 49 heures de débat, "dont près d'une vingtaine de l'opposition".
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